| Écomusées |
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Créée, définie et employée en France dans les années 1970, la forme écomusée a connu par la suite une remarquable diffusion internationale. Dans une étude publiée en 1999, Peter Davis n’identifie pas moins de 166 écomusées dans 25 pays différents[1].
L’écomuséologie, concept et mouvement d’essence française, a l’Homme et son milieu comme objet. L’Homme et son milieu c’est aussi, « l’homme et son territoire : son foyer, son village, son petit pays, sa région »[2]. Musée forum, l’écomusée propose une vision globale et sans rupture entre l’homme et son milieu, invitant la communauté qu’il sert à agir et à contribuer à son propre développement.
Ouvert sur la société et les communautés, populaire auprès du public et des édiles, l’écomusée recouvre aujourd’hui des réalités bien différentes. En effet, « galvaudé par des utilisations abusives, mais aussi par les glissements de sens dont il a fait l’objet, le nom écomusée est porté par des structures qui n’en incarnent pas l’esprit originel. Usurpation de terme ou naturelle évolution des concepts, il n’en demeure pas moins qu’un même terme qualifie des réalités non assimilables ».[3]
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| Musées de société |
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Sous ce terme récent et volontairement rassembleur, forgé par Emilia Vaillant en 1991, se regroupent les musées d’ethnologie, d’arts et traditions populaires, des musées techniques et industriels, d’histoire des musées de site, de plein-air, des musées maritimes et des écomusées...
Contemplatifs de l’Homme et de ses réalisations, ils transmettent par des moyens divers, une partie des savoirs qu’évoquent les collections et leurs études. En dehors de la classique exposition de l’objet documenté ou du parcours conceptuel éclairé par des objets et des documents, les musées de société ont su dès l’origine développer d’autres médiations techniques (audiovisuels, manipulations...) et humaines (ouvriers, habitants...) aujourd’hui largement diffusées et reprises par l’ensemble de la communauté muséale et patrimoniale.
Attachés à un territoire dont ils valorisent l’ensemble des formes d’expression culturelle, pluridisciplinaire dans leur approche scientifique, les musées de société à l’image des écomusées mettent en résonance les différentes composantes du patrimoine d’un territoire contribuant ainsi à une meilleure lisibilité culturelle de ce territoire.
Musées des territoires, « passeurs de mémoires », interprètes des communautés et des patrimoines, « musées du sabot » ou « musées de la récession », encensés ou décriés, les écomusées et les musées de société qu’ils interviennent en zones rurale, urbaine ou périurbaine, débordent le simple champ culturel par leur contribution à la structuration et au développement des territoires.
Soucieux de favoriser une appropriation sociale du patrimoine culturel, pour en faciliter la valorisation, l’étude et la préservation dans l’intérêt des générations futures, les musées de société observent, analysent et questionnent la société, se révélant être à présent de véritables espaces d’intermédiation interculturels et intergénérationnels au service de populations plurielles en quête de repères.
[1] Peter Davis, Ecomuseums : a sense of place (Davis 1999)
[2] André Desvallées, in Publics et Musées, n°17-18 « L’écomusée : Rêve ou réalité », 2000
[3] Serge Chaumier, in Publics et Musées, n°17-18
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