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JB.Gins et C.Trautman 1998
Fems
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L�aventure de la Fédération
Dans la France des années 80, le concept d'écomusée se répand. L'écomusée séduit, par sa souplesse de gestion et son projet démocratique. Son projet sort des sentiers battus revendiquant un engagement citoyen dans la conservation et la valorisation du patrimoine. De gestion associative, il entre dans le champ de l'économie sociale.
Des liens privilégiés avec la Fondation Crédit Coopératif et la Région Franche-Comté
La création d'une Fédération, en capacité de communiquer et de défendre les intérêts de ces musées émergeants, fait l'objet d'un atelier du colloque de l'Isle d'Abeau en 1986. Il faudra cependant attendre 1989 pour que l'association se constitue. La Fondation Crédit Coopératif sera l'élément déclencheur. Jean-Bernard Gins secrétaire général de la Fondation créée en 1984, repère ces initiatives issues de l'éducation populaire. Le mouvement culturel est en convergence avec les valeurs portées par le Crédit Coopératif. Il propose alors aux écomusées de les aider à participer au salon international des musées (SIME).
Avec la naissance de l'association " Ecomusées en France " débute l'aventure commune de la Fondation et de la Fédération, " un mariage d'argent devenu histoire d'amour " écrira Jean-Bernard Gins. Une aventure à laquelle se joindra très vite la Région Franche-Comté par l'implication de Philippe Mairot, conservateur-directeur des Musées des techniques et cultures comtoises, premier président fédératif.
Le siège de la Fédération est fixé à Salins-les-Bains puis à Besançon. C'est le signe des liens particuliers qui l'unissent à la région Franche-Comté et de son attachement au développement territorial.
« Cette offre de confiance de nos deux principaux partenaires est toujours restée
comme un code génétique pour la Fédération. » Philippe Mairot
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SIME 1990 : le stand Fems au SIME 1990 - Philippe Dubois photographe

Territoires de la mémoire 1994
Coll.musée de la ville/D.Huchon

Jack Lang, Dominique Rivière, Philippe Ifri et Philippe Mairot
Inauguration du SIME 1990
P.Dubois/Fems
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Pour la reconnaissance du patrimoine ethnologique
De 1990 à 1992, l�association organise l�exposition des écomusées au SIME (Salon international des musées et des expositions). Un stand et une plaquette collectifs affirment l�existence d�un patrimoine ethnologique, historique, scientifique et technique méconnu. Au-delà du succès populaire, la reconnaissance de la communauté professionnelle et scientifique est recherchée.
« Nos écomusées étaient marqués par un complexe d�infériorité. Cet assujettissement professionnel était inhibant car il était à la fois intériorisé et obsessionnel. Il y avait un vide sidéral autour de nous dans la mesure où le Musée national des Arts et Traditions Populaires brillait par son absence. Nous constituions alors une alternative, nos musées ensemble faisaient un tout. Symboliquement, s�agissait à travers la force fédérative de "faire entrer les manants dans le château ! ". » Philippe Mairot
La reconnaissance de l�ethnologie et du patrimoine ethnologique était un enjeu pour ces musées et donc pour la Fédération. Elle concentra d�abord son action sur l�Ecole Nationale du Patrimoine pour que l�ethnologie soit prise en compte dans le concours de conservateur.
Puis elle publia l�ouvrage Territoires de la mémoire, les collections ethnologiques des écomusées. Le livre, placé sous la direction de Marc Augé, est préfacé par Isaac Chiva, postfacé par Claude Lévi-Strauss. L�exposition tirée de la campagne photographique fera le tour de France. La démarche artistique des photographes croisée avec les textes de référence en ethnologie va imposer la Fédération comme référent sur le patrimoine ethnologique. Elle contribuera également à une prise de conscience des élus et des collectivités sur la richesse de ce patrimoine.
L�ouverture stratégique des écomusées aux musées de société
La nomination de Jacques Sallois à la direction des musées de France et d�Edwige Fleury à la Mission du patrimoine ethnologique constituera un tournant déterminant. Le ministère de la culture conscient de l�enjeu nouveau des musées de société trouvera dans la Fédération un interlocuteur privilégié.
Le colloque national de juin 1991, intitulé Musées et société s�inscrit dans cette nouvelle dynamique. Il acte qu�un renouvellement des pratiques muséologiques est en cours. Le terme de musée de société fait son apparition à côté du terme écomusée.
En 1992, l�association � Ecomusées en France � devient la Fédération des écomusées et des musées de société. La force politique qu�elle représente nécessite de nouveaux besoins. La constitution d�une équipe permanente est décidée. Elle a pour mission de mettre en �uvre les décisions du conseil d�administration et de maintenir des liens constants avec le réseau qui se développe rapidement. Philippe Ifri est nommé délégué général.

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La construction collective d�un projet politique pérenne
1989-1992
Philippe Mairot, conservateur-directeur des Musées des Techniques et Cultures Comtoises (MTCC) est le président fondateur. Il exercera cette fonction jusqu�en 1992. Il est toujours administrateur de la Fédération.
Il va diriger la Fédération comme un � super musée de société � palliant l�absence d�un grand musée national de société. Il oriente la Fédération dans des actions groupées et la conception et la mise en �uvre de productions culturelles communes.
1992-1999
Jean-Bernard Gins, ancien secrétaire général de la Fondation Crédit Coopératif est élu président en 1992. Il exercera cette fonction jusqu�en 1999. Il a été nommé président d�honneur en 2001.
Il va mener un travail de conviction pour une reconnaissance égale des musées de société et des musées de beaux-arts. Il poursuit l�ouverture tout en cherchant à impliquer de grandes structures muséographiques, comme le Musée national des arts et traditions populaires qui adhère en 1996. Il oriente la Fédération dans la mise en place de services et la professionnalisation du réseau.
Sous son mandat seront engagés quatre chantiers majeurs pour la Fédération.
- La boutique de musée
- Projet pilote � Informatisation des inventaires �
- Signature de l�accord-cadre Nouveaux services-Emplois jeunes
- Musée et service public
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Actes Colloque 2002

Rencontres professionnelles Fourmies 2004
Fems
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1999-2002
Marc Goujard, directeur de l�écomusée de l�avesnois à Fourmies-Trélon est élu président en 1999. Il exercera cette fonction jusqu�en 2002. Il est toujours administrateur de la Fédération.
Il va entreprendre un travail de consolidation et de pérennisation politique et financière. Après le départ du délégué général, il recrute Edith Orlando-Kosik, avec laquelle il s�emploie à respecter les engagements de la Fédération, tout en poursuivant son développement.
Il oriente la Fédération dans les logiques de développement territorial et de décloisonnement institutionnel par une ouverture au tourisme.
Sous son mandat la Fédération s�impliquera dans :
- le projet de loi Musée de France
- le projet de loi sur l�Etablissement Public de Coopération Culturelle
- le Conseil National du Tourisme
- la Conférence Permanente du Tourisme Rural
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2002-2003
Laurent Girousse, directeur du musée des maisons comtoises est élu président en novembre 2002. Il exercera cette fonction jusqu�en mars 2003.
Depuis 2003
Julie Guiyot-Corteville, conservatrice-directrice du musée de la Ville à Saint-Quentin-en-Yvelines, est élue présidente depuis 2003.
Elle va impulser une nouvelle dynamique et engager la régénération de la Fédération. Elle renforce les liens avec les adhérents, poursuit le développement en ouvrant le réseau aux centres d�interprétation. Elle encourage les jeunes professionnels à siéger au conseil d�administration.
Elle oriente la Fédération dans une logique de coopération soutenue avec les autres réseaux patrimoniaux et place le renouvellement muséographique des musées de société au centre du débat fédératif.
Depuis son élection la Fédération s�implique dans :
- ICOM-France
- Le concours de conservateur du patrimoine option ethnologie
- Le plan Qualité Tourisme
- Le programme européen EQUAL/Départ
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« Nourrie par une culture d�opposition, la FEMS est devenue une institution à part entière (�) L�enjeu actuel réside dans la pertinence de son questionnement, le renouvellement de sa réflexion qu�elle ne doit pas subir mais agiter. Elle doit pour cela renoncer à un âge d�or dont les maléfices entraveraient la quête d�avenir, elle doit organiser le passage de relais vers les jeunes générations, elle doit � oublier � son histoire pour mieux se la réapproprier �. Julie Guiyot-Corteville »
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