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La muséographie
Les écomusées et musées de société nés majoritairement dans les années 80-90 ont l’air nostalgiques pour certains. C’est parce qu’ils ne sont plus novateurs. Cependant, il ne faut pas oublier tout ce qu’ils ont apporté : la nouvelle scénographie, le musée hors les murs, la présence de la photographie…Mais aussi, le renouvellement du regard sur des collections matérielles et immatérielles, la démarche d’analyse pluridisciplinaire, la préfiguration du développement durable, la démocratisation de la pratique culturelle, les médiations avec les populations… autant de concepts et thématiques aujourd’hui au cœur du travail de tous les musées.
Le nouvel enjeu est de retrouver un niveau de pertinence dans les questionnements et de créer les conditions du dialogue avec le public dans une société toujours en mouvement. Le contemporain est le nouveau champ du patrimoine que la Fédération a choisi de défricher pour impulser une dynamique nouvelle.
Dans cette logique la Fédération organise depuis 2003 des séminaires de réflexion thématiques et a créé en 2005 un groupe de travail sur le patrimoine contemporain.
2006 29 mars : Peut-on renouveler la muséographie des ATP ? — Musée de la Bresse, Saint-Cyr-sur-Menthon 2 février : La muséologie selon les EMS ? — Ecomusée de Fresnes
2003 : Les sens du musée ? — Musée de la Civilisation Euroméditéranéenne – Marseille
La recherche appliquée au musée
Pour les écomusées comme pour la Fédération, le recherche est une mission fondamentale du musée. Produire et enrichir la réflexion est indispensable pour étudier la relation entre culture matérielle ou immatérielle et société, pour guider la politique d'acquisition et pour mettre au point des procédés adaptés de médiation.
De 1998 à 2000, la Fédération a accompagné ses adhérents dans cette voie par l’octroi d’une bourse pour les étudiants réalisant des travaux de recherche au profit d’un musée membre.
En 2001, la Fédération a entrepris l’évaluation de cette opération. Avec le soutien de la Mission à l’ethnologie, elle a lancé une grande enquête sur la recherche dans les écomusées et les musées de société. Elle avait pour but d’évaluer les différentes formes de recherches menées dans les structures membres du réseau. L’hypothèse faite était la suivante : il existe au sein des musées de multiples approches scientifiques qui ne peuvent se résumer à la recherche dite fondamentale.
Le bilan de cette enquête montre que les musées participent massivement à des actions de recherche. Mais si les actions de recherche sont nombreuses, elles revêtent des formes diverses. Le dépouillement d’archives, les recherches bibliographiques, ou l’inventaire sont considérés comme des actes de recherche. Ce qui constitue une modalité pour les chercheurs devient une pratique à part entière pour les musées. C’est pourquoi la recherche à tendance à se diluer dans les différentes activités du musée. Il est aussi manifeste que la recherche est toujours effectuée dans un but précis, le plus souvent une exposition, qu’elle soit permanente ou temporaire, ou éventuellement une publication. Et c’est dans ce cas seulement, qu’elle devient une priorité, à tel point, que pour les responsables de musées, la recherche ne paraît aboutie que s’il y a restitution au public, sous une forme ou sous une autre (film, conférence ou projet multimédia).
L’ethnologie et l’histoire sont évidemment les deux disciplines les plus courantes, mais bien d’autres disciplines sont abordées comme l’ethnobotanique, la géologie, la littérature ou la muséologie, la communication…
Si les musées de petite taille s’appuient sur des acteurs bénévoles et des érudits locaux, la collaboration avec des étudiants de deuxième et troisième cycles est un des moyens de suppléer au manque de personnel et permet de faire avancer les actions de recherche. Mais les musées ont besoin d’intervenants extérieurs, qui puissent non seulement les accompagner et les aider dans leur réflexion, mais qui puissent également valider leurs méthodes et leurs résultats.
Créer ces liens et encourager le développement de partenariats avec les milieux universitaires est une priorité pour la Fédération des écomusées et des musées de société.
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